BATAILLES D’EAU : Gouvernance, climat, pollutions
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- il y a 1 jour
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LNE a participé au colloque « BATAILLES D’EAU : Gouvernance, climat, pollutions » organisé par le Syndicat des Avocats de France les 30 et 31 janvier derniers à Strasbourg.
Ces échanges, d'une grande richesse, ont mis en lumière une gestion de la ressource en eau marquée par le recul de la réglementation environnementale et l'opacité croissante de l'État, obligeant désormais les associations à lutter pour conserver leurs financements ou encore obtenir de simples informations publiques. Le système actuel de gouvernance, jugé dépassé, favorise clairement les intérêts économiques et les lobbies agricoles au détriment du cycle naturel de l'eau et de l'intérêt général.
Les sujets évoqués tout au long du séminaire ont largement fait écho à ce que nous constatons en Lorraine.
Le second volet marquant du colloque concerne la criminalisation croissante des défenseurs de l'environnement en France. Bien que la répression soit plus subtile qu'ailleurs dans le monde, elle n'en reste pas moins redoutable : perquisitions à répétition, gardes à vue prolongées et surveillance financière sont utilisées pour épuiser et stigmatiser des militants pacifiques. Se coller la main sur le bitume ou décrocher un tableau dans une mairie ont progressivement été assimilées à du terrorisme par les plus hautes instances de l’État, banalisant ainsi une répression totalement disproportionnée des défenseurs.e.s de l’environnement.
Michel Forst, rapporteur spécial de l'ONU, souligne une volonté de ruiner et de criminaliser ceux qui dénoncent l'inaction climatique, créant un effet de dissuasion grave pour la liberté d'expression.
Face à cette folie répressive, une lueur d'espoir juridique a été mentionnée.
La Cour de cassation a récemment établi trois critères dans sa jurisprudence :
- Le but d’intérêt général
- La proportionnalité de l’action
- Et l’absence d’alternative efficace
Permettant ainsi de protéger les militants contre des condamnations disproportionnées.
Cette avancée rappelle que la liberté d'expression et de réunion peut, sous certaines conditions, justifier des actions de désobéissance civile face à l'urgence écologique.
Retrouvez l'intégralité des interventions et l'analyse détaillée des tables rondes dans notre compte-rendu complet disponible juste ici.



