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Vosges : l’eau sous toutes ses formes !

Dernière mise à jour : 31 oct. 2023

Le 22 septembre, une dizaine de lève-tôt se sont réunis à Xonrupt-Longemer pour une sortie découverte du brâme du cerf. Sous la houlette de Max SOULLIÉ, forestier fraîchement retraité et administrateur de Vosges Nature Environnement, le groupe a pris ses quartiers dans la Maison Forestière de Belbriette. Après un dîner convivial permettant aux participants d’apprendre à se connaître, il était temps de répondre à l’appel de la forêt.


Deux passages sur site, un premier infructueux aux alentours de 22h30 le vendredi soir, et un second le lendemain matin un peu avant le lever du soleil durant lequel nous avons pu entendre le chant majestueux du roi de nos forêts. Un spectacle sonore mais aussi visuel, perdus au beau milieu de la tourbière de Belbriette, la plus belle des Vosges (site classé Natura 2000).


Les tourbières vosgiennes se sont créées il y a plus de 14 000 ans lors de la fonte des glaciers du massif. Elles se caractérisent par des sols imperméables qui permettent aux eaux de stagner sur le sol. Une flore et une faune extrêmement caractéristiques peuvent ainsi s’y développer. Les tourbières sont enfin d’incroyables puits de carbone puisque la matière organique s’y accumule sur des temps extrêmement longs. En absence d’oxygène, elle ne se décompose pas, ce qui explique que les tourbières représentent, à l’échelle mondiale, 30% du carbone piégé dans le sol alors qu’elles ne représentent que 3% des terres émergées.


Aujourd’hui, les tourbières sont en danger. Outre les activités anthropiques, la principale menace à laquelle font face ces écosystèmes est évidemment le changement climatique. Leur assèchement est une réelle inquiétude puisqu’elles ne seraient alors plus en mesure d’assurer son rôle dans le stockage du carbone, en plus d’avoir un rôle local notamment dans l’assainissement des eaux.



Après un petit-déjeuner offert par la fédération, une partie du groupe s’est finalement rendue à Saint-Nabord pour une présentation de l’intérêt des ripisylves.


La visite s’est tenue sur les berges d’une ancienne carrière, renaturée depuis une vingtaine d’années. Une végétation diversifiée a pu s’y développer, avec de nombreuses essences typiques des ripisylves (saules, aulnes, peupliers …). Malheureusement, le site a également été colonisé par la Renouée du Japon qui s’étend sur une surface très importante.


Max a pu aborder les différents rôles que jouent les ripisylves : aide au maintien des rives grâce aux racines des arbres, amélioration de la qualité de l’eau en fixant certains polluants, le tout en offrant un milieu particulièrement intéressant pour de nombreuses espèces qui y sont inféodées. Sur ce site en particulier, nous remarquons l’absence de traces du castor, auparavant présent en nombre important.


L’absence de ce mammifère est la conséquence des nombreuses menaces qui pèsent aujourd’hui sur les ripisylves. La destruction des berges liée à la chenalisation des cours d’eau, à leur détournement ou aux mauvaises pratiques agricoles, a des conséquences à la fois sur la faune, la flore et les populations humaines. Il est urgent d'agir pour les protéger ! Pour plus d’informations sur ce biotope extrêmement riche, rendez-vous sur la page de nos amis de FNE AURA : https://www.fne-aura.org/ripisylves/ !



Sortie proposée par Lorraine Nature Environnement et Vosges Nature Environnement !



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